La FGTB demande l’abandon du saut d’index partiel dans le public comme dans le privé !

Au sein du Groupe des Dix (G10), syndicats et organisations patronales ont conclu un accord rejetant le saut d’index partiel. Mécanisme qui allait coûter très cher aux travailleurs et travailleuses. En contre-partie, ils proposent une méthode plus précise pour mesurer l’inflation, qui reflète mieux les dépenses des ménages belges pour l’électricité et le gaz. La FGTB souligne que le gouvernement fédéral doit désormais choisir la clarté, la protection du pouvoir d’achat et une alternative applicable pour toutes et tous.

Les interlocuteurs sociaux accentuent la pression sur le gouvernement fédéral pour qu’il renonce au saut d’index partiel. Cette mesure n’est pas seulement socialement injuste, elle est aussi techniquement impraticable. Les interlocuteurs sociaux – syndicats et employeurs réunis au sein du Groupe des dix – mettent une autre solution sur la table : une méthode plus rigoureuse de calcul de l’inflation, mieux alignée sur les dépenses réelles des ménages belges en matière d’électricité et de gaz.

« Le saut d’index partiel est un mauvais choix politique, qui tombe au plus mauvais moment. Dans un contexte d’instabilité géopolitique, d’incertitude persistante sur les prix du gaz et de l’électricité et de pression croissante sur le budget des ménages, nous avons besoin de protection et de prévisibilité, pas d’une mesure qui affaiblit notre système d’indexation automatique, véritable savoir-faire belge », déclare Selena Carbonero Fernandez, Secrétaire générale de la FGTB.

Outre la perte financière durable et cumulative de pouvoir d’achat provoquée par ce saut d’index partiel, sur le terrain, dans les entreprises et dans les secrétariats sociaux, c’est un véritable casse-tête, vu les différents systèmes d’indexation existants. Ce saut d’ index partiel est donc injuste, peu compréhensible et difficilement applicable, que ce soit dans le secteur privé, dans les services publics ou pour les allocataires sociaux. 

Le fait qu’une alternative commune ait été élaborée entre interlocuteurs sociaux conforte la FGTB dans sa critique. Il existe des alternatives. Plutôt que de toucher à l’indexation elle-même, syndicats et employeurs se veulent constructifs dans un domaine qui relève de leur compétence au sein de la concertation sociale et qui doit rester de leur ressort.

La FGTB souligne que les ajustements techniques proposés par le G10 peuvent renforcer la stabilité et la prévisibilité des systèmes d’indexation existants dans les secteurs et les entreprises. 

L’impact des mesures décidées par le gouvernement dépasse largement le seul secteur privé. Les travailleurs et travailleuses des services publics ainsi que les allocataires sociaux restent, pour l’instant, concernés par le saut d’index partiel. Le G10 encourage donc le gouvernement en tant qu’employeur à ouvrir rapidement la concertation au sein des instances compétentes, afin que le saut d’index partiel y soit également abandonné. 

Enfin, l’accord du G10 fixe aussi une ligne rouge en matière de protection énergétique. Pour les ménages les plus vulnérables, le tarif social pour l’électricité et le gaz doit être maintenu. Ce système a démontré son efficacité lors des crises précédentes, précisément parce qu’il offre la meilleure protection à celles et ceux qui rencontrent le plus de difficultés financières. Le remplacer par des primes forfaitaires, comme le prévoit le gouvernement, affaiblirait cette sécurité.