Dans sa farde, le Premier ministre cache 4 sauts d’index?

Appliquer non pas deux, mais quatre fois le saut d’index partiel aux pensions et aux allocations sociales : voilà ce qui figurerait dans la « farde blanche » du Premier ministre De Wever, selon le journaliste Wouter Verschelden, généralement très bien informé.

«Quatre sauts d’index déguisés pour les pensionnés et les personnes qui dépendent d’une allocation, c’est un ‘massacre à la tronçonneuse’ », déclare Selena Carbonero Fernandez, Secrétaire générale de la FGTB.

« La farde blanche du Premier ministre semble déjà s’être transformée en livre noir. Il avait annoncé que “tout le monde” ressentirait les économies. Manifestement, ce “tout le monde”, c’est toujours les mêmes : les pensionnés et les allocataires sociaux. »

« Toucher à l’indexation automatique, c’est faire payer l’inflation directement aux citoyens et citoyennes. Les gens nous disent que le prix à la pompe les écrase. Qu’il ne leur restera rien pour vivre. »

« Alors que le gouvernement a demandé aux interlocuteurs sociaux de se pencher sur la loi de 1996 et l’indexation, nous apprenons que le Premier envisagerait, de manière unilatérale, de démanteler le mécanisme de l’indexation. C’est consternant. »

« Plutôt que d’imposer de nouveaux sauts d’index, il faut conserver un mécanisme d’indexation efficace pour protéger la population contre la hausse des prix. » 

L’inflation reste élevée, les prix du gaz et de l’électricité sont exorbitants, tandis que les dépenses quotidiennes et les factures liées au logement et aux soins de santé augmentent. Le pouvoir d’achat de la population – qui, rappelons-le, soutient la consommation intérieure et donc notre économie – est soumis à une pression énorme. Dans ce contexte, continuer à démanteler l’indexation automatique serait socialement dramatique et économiquement insensé. 

« Jusqu’à présent, le gouvernement estimait que le saut d’index partiel lui rapporterait plus de 800 millions d’euros d’ici 2029. Cet argent ne tombe pas du ciel ! Il provient d’indexations que les gens auraient dû percevoir. Il vient donc de leur pouvoir d’achat. De leur poche. »

« Que le gouvernement s’acharne une nouvelle fois sur les allocataires sociaux, alors que les grandes fortunes et les revenus du capital restent largement épargnés, est d’un cynisme sans nom. Le plan budgétaire alternatif proposé par les syndicats, représente quelque 21 milliards d’euros, montre qu’il est possible de faire autrement. »