Cette nuit à Caracas, la loi du plus fort a piétiné le droit international

Venezuela VS

La FGTB condamne sans détour les bombardements du Venezuela par les États-Unis, ainsi que l’enlèvement du Président Nicolás Maduro et de son épouse. Et ce, indépendamment de la politique menée par le gouvernement vénézuélien. La démocratie et la liberté ne se décrètent pas par la force ni par des enlèvements. 

Quand une grande puissance, sous couvert de « démocratie » ou de « sécurité » , viole un territoire souverain, bombarde, détruit des infrastructures et kidnappe des dirigeants élus, c’est l’ordre juridique international qui est sapé. Un tel précédent est extrêmement dangereux car d’autres dirigeants, aux visées expansionnistes, pourraient y voir un blanc-seing, avec tous les risques qui en découlent d’escalade, de déstabilisation régionale et de souffrances pour les populations civiles. Le peuple vénézuélien ne doit pas payer le prix des intérêts géopolitiques et économiques d’une administration Trump qui se croit encore et toujours en droit de dominer le monde. 

« Ces pratiques néocoloniales rappellent que l’impérialisme, notamment via l’ingérence des États-Unis sur les population du Sud depuis des décennies, n’a jamais disparu : il a simplement changé de langage », déclare Selena Carbonero Fernandez, Secrétaire générale de la FGTB. 

Deux poids, deux mesures 

Alors que Washington affirme aujourd’hui vouloir poursuivre des « crimes », Donald Trump a mis les petits plats dans les grands pour recevoir Benjamin Netanyahu, Premier ministre israélien, à l’occasion de son événement de Mar-a-Lago pour le Nouvel An 2026. Or, Netanyahu fait l’objet d’un mandat d’arrêt de la Cour pénale internationale (21 novembre 2024). 

Le « droit international » serait-il devenu une arme pour certains et une simple note de bas de page pour d’autres? 

Dans ce contexte, la FGTB : 

  • Réaffirme son attachement indéfectible au droit international, à la démocratie, au droit des peuples à disposer d’eux-mêmes ;
  • Demande une prise de position belge et européenne ferme et cohérente : respect de la Charte des Nations unies, du Droit et des institutions internationales ;
  • Demande la fin des indignations sélectives, même lorsque c’est politiquement «inconfortable».