La FGTB met en garde le gouvernement et annonce son plan d’action
La FGTB adresse un avertissement clair au gouvernement : les travailleurs et travailleuses ne paieront pas une nouvelle fois la facture. Une manifestation est d’ores et déjà prévue le 9 octobre à Bruxelles. Si le gouvernement franchit une ou plusieurs lignes rouges lors du conclave budgétaire d’octobre, une grève générale pourrait suivre dans la semaine du 23 novembre. Car d’autres choix politiques sont possibles. Il est temps de les poser.
Depuis 19 mois, le gouvernement Arizona s’attaque aux piliers de notre modèle social : pensions, salaires, conditions et temps de travail, protection en cas de maladie, assurance chômage, sécurité sociale et services publics. À plusieurs reprises, la concertation sociale a été placée devant le fait accompli, affaiblie ou tout simplement ignorée.
Les conséquences sont bien réelles. Travailleurs et travailleuses, pensionné·es, malades et allocataires sociaux ont déjà largement été mis à contribution. Pourtant, le gouvernement peine toujours à boucler son budget et cherche encore des milliards pour réduire le déficit.
Pour la FGTB, il est inacceptable que les pistes aujourd’hui sur la table fassent, une fois encore, peser l’effort sur les mêmes personnes. Une hausse de la TVA toucherait directement le pouvoir d’achat. Toute nouvelle intervention unilatérale dans le mécanisme d’indexation pénaliserait les travailleurs, les travailleuses et les agents des services publics. De nouvelles économies dans les soins de santé, une hausse du ticket modérateur, davantage de flexibilité ou un nouvel affaiblissement des services publics viendraient encore dégrader les conditions de vie et de travail d’une large partie de la population.
La FGTB exige dès lors que les épaules les plus larges prennent enfin une part équitable de l’effort. Les travailleurs et travailleuses ne peuvent pas être appelés, une fois encore, à colmater les brèches budgétaires.
D’autres choix sont possibles. Encore faut-il avoir le courage politique de les poser.
Les syndicats ont élaboré une série de propositions concrètes qui permettraient de dégager quelque 21 milliards d’euros. Elles combinent économies sur des dépenses inefficaces, et nouvelles recettes, réparties plus équitablement. Parmi les propositions avancées : mieux encadrer les constructions fiscales et les sociétés de management, faire davantage contribuer les grandes fortunes et les revenus du capital, revoir les subsides dont l’utilité pour la collectivité n’est pas suffisamment démontrée, et renforcer l’administration fiscale ainsi que les services d’inspection sociale. Autant de propositions qui prouvent que l’on peut faire autre chose que fouiller systématiquement les mêmes poches.
La pétition citoyenne en faveur d’une fiscalité plus juste a déjà recueilli plus de 76 000 signatures. Les syndicats devraient donc prochainement défendre leurs propositions lors d’une audition au Parlement.
Un automne de mobilisation
À l’issue d’une large consultation, la FGTB annonce de nouvelles actions. Si le gouvernement fait à nouveau payer la note aux travailleurs, il devra faire face à une forte résistance sociale.
Au cours des prochaines semaines, la FGTB poursuivra son travail d’information et de sensibilisation, dans les médias, dans la rue et sur les lieux de travail. Outre l’action européenne du 24 septembre et la Marche Climat du 11 octobre, deux grands rendez-vous sont prévus cet automne.
Une manifestation sera organisée le 9 octobre à Bruxelles, ce qui constitue un premier avertissement clair au gouvernement.
La FGTB attend du gouvernement qu’il corrige sa trajectoire. Une nouvelle atteinte unilatérale à l’indexation, une hausse de la TVA, une annualisation du temps de travail entraînera une réponse syndicale forte.
Si cet avertissement reste sans réponse et que le gouvernement franchit l’une de ces lignes rouges lors du conclave budgétaire d’octobre, la FGTB dispose d’un mandat pour appeler à une grève générale au cours de la semaine du 23 novembre.