Congrès fédéral : le communiqué de presse

La FGTB a placé son congrès sous le thème :« Tout le monde à bord » ! Le duo Bert Engelaar et Selena Carbonero Fernandez est réélu à la tête de la FGTB.

Le Congrès de la FGTB vient de se clôturer devant quelque 1500 militants venus de toutes les centrales professionnelles et régions du pays. Bert Engelaar est reconduit dans ses fonctions de Président et Selena Carbonero Fernandez est réélue au poste de Secrétaire générale. Ce congrès fut l’occasion de resserrer les rangs autour de valeurs communes et de définir ensemble les lignes directrices de l’action syndicale pour les quatre prochaines années. Tout le monde à bord, pour un avenir commun : c’est le thème choisi par la FGTB pour ce congrès statutaire 2026, qui s’inscrit dans un contexte socio-économique particulièrement tendu puisqu’il se déroule après deux années de mobilisation sociale ininterrompue.

Les libertés syndicales et le droit de protester font l’objet d’attaques constantes. La FGTB met en garde contre toutes les atteintes aux libertés fondamentales et a réaffirmé avec force, lors de ce congrès, l’incompatibilité profonde entre l’adhésion à la FGTB et l’appartenance à une organisation d’extrême droite ou la diffusion de ses idées.

Au moment même où se tient le congrès de la FGTB, la Banque nationale (BNB) publie de nouveaux chiffres confirmant que la coalition Arizona, malgré toutes ses mesures d’austérité, accroît le déficit budgétaire et érode les recettes publiques. « Il faut mettre fin à la prolifération des contrats flexibles, des formes alternatives de rémunération et des sociétés de management, et faire davantage contribuer les revenus du capital afin que chacun.e contribue équitablement à l’impôt. », affirme Selena Carbonero Fernandez.

Dans le contexte des discussions budgétaires, la FGTB remet également sur la table une taxe annuelle progressive sur le patrimoine (de 0,5 % à 2 %) à partir d’un million d’euros de patrimoine, hors résidence principale. La pétition menée avec les autres syndicats en faveur d’une fiscalité plus juste a d’ailleurs déjà été signée par près de 60 000 personnes en quelques semaines !

La FGTB entend mettre définitivement fin au gel des salaires. « Nous voulons réformer la loi sur la norme salariale, car elle bloque toute progression salariale, alors que des milliards d’euros de subsides et de réductions de charges accordés aux entreprises échappent à tout contrôle. Dans la tempête budgétaire actuelle, cela doit changer. Nous ne voulons plus  d’aides aux entreprises sans conditions, et plus non plus de réductions de cotisations sans contreparties », poursuit la Secrétaire générale.

Le syndicat socialiste dénonce également le fait qu’aujourd’hui encore, certains travailleurs doivent se contenter de moins de 14 euros bruts de l’heure. C’est pourquoi le salaire minimum doit être porté à 17 euros bruts (2800€ brut/mois) de l’heure et être lié à l’évolution du salaire médian.

la FGTB exige la mise en place rapide d’un système objectif d’enregistrement du temps de travail. Les travailleurs et travailleuses doivent également bénéficier d’un droit à au moins cinq jours de formation par an.

Pour la FGTB, les employeurs qui ne respectent pas ce quota ne devraient pas pouvoir bénéficier de réductions de cotisations à l’ONSS, ni participer aux marchés publics. Le syndicat souhaite également freiner la flexibilité et  limiter le nombre de statuts flexibles et précaires au sein des entreprises.

Les emplois de fin de carrière doivent permettre aux travailleurs et travailleuses de continuer à exercer une activité après 55 ans, en levant le pied, sans le payer à la pension. Il convient également d’assouplir les conditions d’accès à la retraite anticipée pour les personnes exerçant des métiers pénibles.

Ce dimanche 14 juin aura lieu la manifestation pour la paix Welfare not Warfare, le mardi 16 juin la manifestation à Namur contre les coupes budgétaires brutales du gouvernement wallon, et le 23 juin le rassemblement des services publics sur la place de la Monnaie à Bruxelles. Après l’été, la déclaration de politique générale du Premier ministre et la manifestation pour le climat du 11 octobre 2026, figurent également en bonne place dans l’agenda de la FGTB. Si le gouvernement Arizona ne change pas de cap, une grève n’est pas exclue avant la fin de l’année.