Pas touche à l'index !

Les attaques du banc patronal contre l’indexation automatique des salaires et des allocations sociales se poursuivent et s’intensifient.

L’indexation c’est l’adaptation des salaires et des allocations sociales (pensions, chômage, etc.) à l’augmentation du coût de la vie. En cette période de forte inflation, où les travailleurs voient leur pouvoir d’achat fondre comme neige au soleil, elle est pourtant plus importante que jamais.

Comment ça marche ?

Tous les mois, le SPF Economie analyse les prix de différents biens et services. En fonction de l’évolution de leur prix, le salaire des travailleurs est adapté . L’index fait en sorte qu’on puisse continuer à consommer plus ou moins la même chose  avec notre salaire . Même si les prix augmentent. Ce n’est donc pas un cadeau ou une augmentation de salaire, mais bien un rattrapage par lequel le pouvoir d’achat des travailleurs peut continuer à suivre l’évolution des prix .

Les avantages de l’indexation automatique

C’est un amortisseur économique. Elle permet à la Belgique de mieux résister aux crises. Puisque les salaires sont indexés automatiquement dès que le coût de la vie augmente. Ce, sans que cela fasse l’objet de négociations.

Elle contribue à la paix sociale, et à éviter des conflits – qui pourraient éclater à chaque fois que cette augmentation devrait survenir. En effet, les négociations entre syndicats et employeurs portent uniquement sur les augmentations salariales réelles, qui viennent en plus de cette  compensation du coût de la vie (l’indexation). Dans d’autres pays, il faut négocier sur les deux composantes.

Grâce au système d’indices-pivots différents d’un secteur à l’autre, l’indexation est étalée sur toute l’année. Ceci permet d’éviter un « choc » dans l’économie auquel on assisterait en cas d’augmentation simultanée de tous les salaires et allocations. La sauvegarde du pouvoir d’achat soutient la consommation des ménages et donc l’activité économique du pays.

Enfin, l’indexation automatique est un système quasiment unique en qui garantit une solidarité automatique entre les travailleurs et travailleuses des secteurs forts et des secteurs faibles, entre les travailleurs et les allocataires sociaux. Ainsi qu’entre actifs et inactifs.

Pour aller plus loin :